Chapitre 3-1 : La Fanfare Municipale de Gonnehem.

En 1947, après les hostilités, la société se reforme sous l'impulsion d'Albert Loutre qui en devient le Président, épaulé de Daniel Baude, le nouveau Chef de 1947 à 1950 et d'une douzaine d'anciens dont Georges Maillet qui entreprennent de tout réorganiser. La fanfare renait encore une fois après cette guerre. L'appellation change et devient : ‘’Fanfare Municipale de Gonnehem’’.

En 1950et jusque 1961 , Elie Leclercq reprit le flambeau de la direction. Parallèlement, Elie est le sous-chef de 1955 à 1975 à l’harmonie Fanien de Lillers. Après Gonnehem, il dirigea l’harmonie ‘’les travailleurs de Labeuvrière’’ de 1962 à 1969.

L'harmonie de Gonnehem participait régulièrement au Festival de la Cote d'Opale pendant la période estivale et en particulier de 1950 à 1968 , à celui de Saint-Malo. C'était une tradition à Gonnehem, le dimanche du jour du concert de vider le village de ses habitants. En effet, six bus étaient affrétés pour la circonstance pour le voyage dès  6h30 du matin après la messe de l'Abbé Desrumaux.

Elie Leclercq fut le père de Robert, musicien et doyen à l’harmonie de Gonnehem, à la clarinette basse. Il eut un 1er prix en clarinette au conservatoire de Metz en 1937. Il fut également professeur de ce même instrument à Lillers de 1938 à 1989.

L'école de musique.

Albert Loutre a eu conscience qu'il fallait impérativement songer au renouvellement des membres. Il proposa aux jeunes et aux adultes une formation en solfège et en instrument.Ainsi est née l'école de musique municipale.                                                                                                 

Cette école permet aux Gonnehemois souhaitant s'engager dans l'apprentissage d'un instrument de musique, de trouver réponse à leur souhait sur la commune, sans avoir à se rendre au Conservatoire d'Arras ou de Lille, ou à avoir recours à un professeur particulier.

Les 3 objectifs qui sont dévolus à cette école, situent clairement son rôle :   

                                                                   - Assurer la formation musicale des Gonnehemois                                                     

                                                                   - Préparer des musiciens à rejoindre les rangs de la Fanfare               

                                                                   - Participer à la vie culturelle et musicale Gonnehemoise


Grâce au dévouement des Présidents et des Chefs successifs, la fanfare prend rapidement de l'extension et ne cesse de prospérer.

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En 1962, André Dupont reprit la direction de la fanfare jusque 1982, il assurait également la direction des harmonies de Lestrem, Béthune et Hinge. Il était aussi Directeurde l'orchestre EDF dans les années 50/60, Chef d'orchestre du théâtre municipal de Béthune et dirigeait également la symphonie des mines de Noeux.

En 1964, la fanfare participe au festival permanent de la ville de Béthune et remporte la Coupe de l'Avenir de l'Artois. Elle participera régulièrement à ce festival au cours des années suivantes.

La Sainte Cécile.

Si la Joyeuse participe aux fêtes locales, elle a aussi la sienne, la Sainte Cécile, fêtée chaque année et qui constitue un moment important. La société se rend à la messe où elle se voit reconnaître le droit de jouer quelques morceaux.

Une pensée pour l'Abbé Michel Desrumeaux qui nous a accueillis si gentiment durant de nombreuses années au sein de son église.                            

Cette fête est aussi l’occasion de décorer les sociétaires et de se retrouver autour de la table pour clôturer l’année.

Une discipline stricte assortie de sanctions financières.

De tout temps, l'activité des formations musicales a exigé le respect d'une stricte discipline, garantie par des sanctions éventuellement financières.

La fanfare de Gonnehem ne déroge pas à la règle.                                                         

                        Article 14 des statuts :          

Seront passibles d'une amende de 10 francs, ceux qui ne se seront pas rendus au lieu des réunions au moment de l'appel. Les jours de sortie, les amendes sont fixées à 50 francs pour les sorties dans le village et pour celles faites en dehors, sil’absent ne présente pas d'excuse valable.Ces amendes peuvent être triplées par le Chef et le Sous-Chef. En cas de décès d'un membre titulaire ou d'un membre honoraire, tous les sociétaires exécutants devront assister à l'enterrement, sous peine d'une amende de 100 francs.

En 1966, La Joyeuse fête la Sainte-Cécile comme d'habitude, mais cette année-là, le défilé s'arrêtera devant le domicile de son Président, Albert Loutre souffrant et une aubade fut donnée.

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Michel Hulot : Il débute à 13 ans puis vole de succès en succès dans ses études musicales, remportant tous les premiers prix aux examens fédéraux des sociétés musicales du Nord Pas de Calais. Inscrit au Conservatoire de La Courneuve en 1968, il obtient l'année suivante une première médaille à l'unanimité, et, en 1970 un premier prix à l'unanimité avant d'être admis premier nommé au Conservatoire National Supérieur de Paris.

En 1971 , il intègre la musique nationale de l'air en qualité de tromboniste solo.

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Michel Hulot au centre entouré de gauche à droite de Monsieur Dupont et de Marcel Hulot. Michel à été formé par Marcel Hulot.

Décès du Président Albert Loutre.

En ce jour d’août 1969 , la fanfare la Joyeuse est bien triste : son dévoué Président Albert Loutre n'est plus. On conçoit combien la nouvelle affecta les musiciens. Ils étaient tous présents le 29 août pour lui rendre un dernier hommage lors de ses funérailles. La population s'associa nombreuse, Albert Loutre était un homme très estimé. L'abbé Desrumeaux célébra la grande messe au cours de laquelle la fanfare interpréta notamment sous la direction de M Dupont, la Marche Funèbre de Chopin.Le décès d'Albert Loutre a laissé un grand vide, son remplacement s’imposait.Pour ce faire, les musiciens unanimes décidèrent de porter à la Présidence Hervé Loutre, le fils du défunt.